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Tag Archive | "Environnement"

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Semaine française : table ronde consacrée à l’environnement


La table ronde “Environnement” qui s’inscrit dans le cadre du colloque “Ville du futur” a eu lieu le 25 novembre à Hanoi. Un lieu d’échanges franco-vietnamiens portant, comme son nom l’indique, sur la thématique de l’environnement.

La manifestation a attiré des intervenants vietnamiens venus présenter les perspectives en matière d’assainissement et de traitement des déchets des villes du Vietnam. Des entreprises françaises spécialisées dans ce secteur et reconnues mondialement, pour la plupart déjà très actives au Vietnam, ont présenté leur vision du développement des villes sous l’angle du respect de l’environnement, mais aussi leur savoir-faire, leur technologie et les services qu’elles proposent.

“Le secteur de l’environnement au Vietnam est un enjeu majeur auquel doivent faire face les grandes villes du Vietnam, au regard notamment de la forte pression démographique”, a remarqué Jean-Louis Poli, directeur de la Commission commerciale UBIFRANCE au Vietnam.

“Les prévisions de l’évolution démographique du grand Hanoi projettent, en hypothèse haute, une population de 10 millions d’habitants en 2030 et de 14 millions d’habitants au milieu du siècle, un défi sur lequel il faut s’atteler dès aujourd’hui. Le gouvernement vietnamien l’a d’ores et déjà anticipé, et en a fait une de ses priorités, axée autour de trois grandes problématiques : l’alimentation en eau potable, la gestion des eaux usées et le traitement des déchets” a-t-il poursuivi.

Sur le thème “Ville du futur”, le colloque a manifesté l’aspiration des peuples des deux pays en général et des entreprises en particulier de s’orienter vers une coopération pour le développement durable et sur le long terme.

Lors du colloque, les experts ont abordé dans le cadre de leurs interventions les questions liées aux perspectives et autres défis dans le domaine du développement des infrastructures urbaines : traitement des eaux usées urbaines, gestion et utilisation des eaux, ramassage, assainissement des déchets solides urbains; partage des connaissances sur les technologies dernier cri liées au contrôle de la pollution, le traitement des eaux usées et des déchets solides; les possibilités de coopération privée dans l’investissement et le développement des infrastructures urbaines.

Les sujets abordés dans le cadre du colloque contribueront à régler certaines questions environnementales d’intérêt commun pour s’orienter vers des villes idéales dites “Villes du futur”. Des questions qui ne concernent pas que le Vietnam, loin s’en faut.

“Je souhaite que ce colloque amène à la signature de plusieurs nouveaux projets dans la coopération vietnamo-française, que ceux-ci soient déployés et concrétisés pour prendre part à l’amélioration de l’environnement et de la qualité de vie urbaine au Vietnam”, a souhaité Cao Lai Quang, vice-ministre vietnamien de la Construction.

Dans l’œuvre de l’édification et du renouveau et en parallèle des efforts du gouvernement vietnamien, le gouvernement français a joué un rôle important, lui qui est l’un des grands bailleurs de fonds au Vietnam dans la réalisation de plusieurs projets et programmes liés à l’environnement, à l’approvisionnement en eau, à l’aménagement de la capitale et au développement urbain.

“Ce qui entretient la relation d’amitié spéciale franco-vietnamienne”, a conclu le vice-ministre vietnamien.

Le colloque s’inscrit dans le cadre de la 3e édition de la Semaine française au Vietnam organisée par l’Ambassade de France, UBIFRANCE et la Chambre de Commerce et d’Industrie française au Vietnam.

(Source : Vietnam +)

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Verdissement : la mégapole du Sud s’inspire de Singapour


Le Service des transports et des communications de Hô Chi Minh-Ville procède, depuis fin 2008, au verdissement de 24 arrondissements et districts, dont trottoirs, murs, piliers de ponts… selon un modèle déjà mis en oeuvre à Singapour.

Environ 30.000 m² de trottoirs de 4 arrondissements intra-muros en ont déjà bénéficié. Cette année, plus de 8.000 m² de trottoirs et de murs dans 8 rues du 5e arrondissement seront revêtus, pour un coût prévisionnel de 7,8 milliards de dôngs. “Ce n’est pas une somme modeste. Le maintien de ces revêtements donne souvent lieu à des débats entre les autorités”, a indiqué Nguyên Khac Dung, responsable dudit Service municipal, évoquant l’opposition des habitants qui ont payé les revêtements des trottoirs de leurs deniers. “Il est prévu de mettre en application d’autres solutions que les pavés dont le remplacement régulier cause des gaspillage importants “, a-t-il souligné.

Suite à une demande du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville, le Service municipal de l’agriculture et du développement rural se charge de fournir les variétés de plantes, le Service des transports et de communications donne des assistances techniques…

Douze ponts “plus verts” cette année

La mégapole du Sud devrait cette année aménager 12 de ces ponts, y compris de nouveaux tels ceux de Phu My, Thu Thiêm, afin qu’ils comprennent plus de plantes. Le but est de contrer la nette baisse des espaces verts dans la ville en raison de l’urbanisation galopante qu’elle connaît.

Il s’agit d’une décision du Service municipal des transports et des communications suite à un récent entretien relatif aux “Espaces verts de Hô Chi Minh-Ville pour cette période”.

Il y a quelques années, ce projet a été expérimenté sur les ponts Thi Nghè et Sài Gon, et l’année dernière, près de 13.000 m² de pont ont bénéficié d’une telle mesure.

D’après Nguyên Khac Dung, il faut privilégier l’emploi de plantes grimpantes pour ces ponts.

En outre, la ville devrait cette année restaurer 13.000 m² d’espaces vacants en espaces verts, notamment dans les parcs “30 avril” et Gia Dinh, mais aussi au sein du nœud de communication Thu Duc et la bande de séparation de la voie Tôn Duc Thang.

Actuellement, l’espace vert disponible dans la mégapole du Sud est de seulement 0,7 m² par personne, l’objectif de la planification en la matière pour la période 2006-2010 étant de l’ordre de 4-5 m².

(Le courrier du Vietnam)

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Le pays table sur 60 milliards de dollars d’exportations en 2010


Le Premier ministre Nguyên Tân Dung vient de recommander aux ministères, services et localités de prendre les mesures nécessaires afin de renforcer les exportations et réduire les importations en 2010. Il faut établir des plans mensuels et trimestriels détaillés pour chaque groupe de biens, a précisé le chef du gouvernement.

L’objectif national est de réaliser une valeur des exportations de 60 milliards de dollars et de limiter les importations excédentaires à 20% de celle-ci. Le Premier ministre Nguyên Tân Dung a demandé au ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC) d’appliquer des quotas d’importation, ou de recourir aux droits douaniers et aux licences d’importation afin de mieux contrôler les importations de produits nuisibles à la santé humaine et à l’environnement, ainsi que ceux exposés à une épizootie ou à une épiphytie. Toujours à la requête du chef du gouvernement, le MIC doit renforcer l’inspection des marchandises figurant dans la liste des importations limitées, notamment produits agricoles, aquatiques, alimentaires transformés, cosmétiques, chimiques et médicament. En cas de nécessité de protection de la santé de la population, le MIC est autorisé à suspendre les importations de marchandises dont l’origine n’est pas claire ou la qualité n’est pas garantie.

De nouveaux produits exportés

La structure des produits exportés connaîtra une nette modification cette année avec l’arrivée de plusieurs nouveaux produits, selon le MIC.

Le Vietnam, qui doit importer des engrais à base d’urée depuis des dizaines d’années, deviendra un grand exportateur de ces produits dès que la production nationale atteindra 2,2 millions de tonnes. Ce qui interviendra prochainement avec la mise en service des usines d’engrais azoté de Cà Mau (Sud), d’une capacité annuelle de 800.000 tonnes, et de Ninh Binh (Nord), de 550.000 tonnes. Actuellement, l’offre sur le marché domestique dépend toujours des importations, les 2 usines de Phu My et Hà Bac ne porduisant qu’un total de 900.000 tonnes.

Le ministère de la Construction demande à la Compagnie générale du ciment et aux co-entreprises de promouvoir les exportations de ciment afin de réguler le marché national. Fin 2009, le pays comptait 105 chaînes de production de ciment pour une capacité de production totale de 50 millions de tonnes, alors que les besoins domestiques sont estimés à 45 millions de tonnes. Il faut dire que le Vietnam est l’un des 10 plus importants producteurs de ciment du monde. Lorsque ses cimenteries fonctionneront à plein régime, la production nationale sera portée à 61 millions de tonnes par an. La commercialisation dans le pays sera de l’ordre de 50 millions de tonnes, permettant d’exporter une dizaine de million de tonnes vers des marchés de grand potentiel comme le Bangladesh, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique.

La relance de l’économie mondiale en 2010 sera un nouvel essor pour les exportations du Vietnam en général et plus particulièrement de sa capitale. L’année dernière le chiffre d’affaires des exportations de Hanoi a été de près de 6,4 milliards de dollars, soit un recul de 7,9% sur 2008, cette année, il est estimé connaître une hausse de 5%.

Cet objectif de Hanoi est réaliste compte tenu des conditions favorables pour les exportations en suite de l’entrée en vigueur le 1er octobre 2009 de l’Accord de partenariat économique Vietnam-Japon (JVEPA). En vertu de ce texte, le Japon accorde des privilèges fiscaux à 86% des produits agricoles et aquatiques, ainsi qu’à 97% des produits industriels exportés par le Vietnam. En outre, l’Accord sur la zone de libre-échange ASEAN-Nouvelle-Zélande-Australie, qui prévoit la suppression d’environ 90 catégories de taxes d’importation, est entré en vigueur le 1er janvier 2010.

(Source : Le Courrier du Vietnam)

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Concours IDECAF 2010 : des mots pour protéger notre environnement


Le concours IDECAF 2010 a pour thème “Protéger l’environnement”. Tous les Vietnamiens âgés de 18 à 25 ans et qui font des études à l’Institut d’échanges culturels avec la France (IDECAF) ou dans les universités ou centres d’enseignement de langues étrangères à Hô Chi Minh-Ville sont invités à y participer.

Selon le comité d’organisation, les candidats doivent avoir des notions dans les domaines de l’environnement et de l’écologie, notamment sur la nature, l’homme, les problèmes environnementaux que l’on rencontre aujourd’hui, etc.

Les éliminatoires se dérouleront le 28 mars à l’IDECAF. Les candidats devront passer 2 épreuves : un test de langage et de connaissance propre à l’environnement et à l’écologie, puis un texte parlant de l’environnement. Pour la finale, prévue le 14 mai, les candidats devront disputer là aussi 2 épreuves que sont des questions suivies d’un débat, et une composition de vers.

Le concours IDECAF est depuis plus de 15 ans le rendez-vous annuel très attendu des apprenants de français de Hô Chi Minh-Ville. Il récompense d’un séjour de découverte à Paris les meilleurs ambassadeurs de la langue française et des échanges culturels franco-vietnamiens. Il permet aussi de faire valoir la qualité de cette rencontre festive qui célèbre la Francophonie.

C’est contre tous les maux qui menacent la planète qu’il faut trouver des mots nouveaux et forts pour sensibiliser, émouvoir ou dénoncer. Des mots qui fassent changer les comportements, des mots qui frappent aux portes des grands décideurs mondiaux… Des mots face à ces maux que sont l’épuisement des ressources, la disparition des espèces, les catastrophes climatiques et toutes les inégalités qui en résultent.

Et c’est bien parce que la langue française est aussi la langue de l’argumentation et des grands combats d’idée qu’elle doit permettre de trouver les mots justes au service d’une grande cause mondiale : la préservation de la planète pour les générations futures !

Si vous aussi vous rêvez d’air pur et de ciel bleu, de printemps toujours verts et de saisons respectées, de richesses partagées et d’une diversité culturelle préservée… Si, forts de vos convictions et de vos talents en langue française vous souhaitez devenir les avocats de notre planète menacée… Si vous aussi croyez que les mots peuvent être plus forts que les maux… inscrivez-vous à ce concours.

Le premier prix est un voyage en France de 7 jours, les 2e et 3e prix, des primes de 8 et 6 millions de dôngs, sans oublier 5 prix d’encouragement de 2 millions de dôngs chacun.

Les inscriptions sont reçues à l’IDECAF au 28, rue Lê Thanh Tôn, 1er arrondissement, jusqu’au 25 mars dernier délai. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.idecaf@idecaf.gov.vn.

Le concours IDECAF porte sur nombre de thèmes et domaines culturels tels les beaux-arts, la musique, la danse, le cinéma… sans oublier bien sûr les sciences et la littérature, qui fut le thème de l’édition 2009 avec “Pasteur et Hugo”.

(Source : Le Courrier du Vietnam)

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L’environnement du Mékong gravement menacé


”L’environnement et les ressources de vie sur le Mékong” a constitué le thème d’un forum international tenu mercredi dans la ville de Can Tho (delta du Mékong).

Placé sous les auspices du Centre vietnamien de développement durable des ressources en eau et d’adaptation aux effets du changement climatique, cet évènement visait à analyser la situation, avancer des solutions pour régler les problèmes et resserrer les relations de coopération entre pays riverains dans la protection de l’environnement et des ressources du fleuve.

Les participants ont souligné l’importance de ce fleuve qui fait vivre des millions de riverains et participe aussi à la sécurité vivrière du monde. En effet, le Vietnam et la Thaïlande sont les deux plus importants exportateurs mondiaux de riz. Dans l’avenir, il est prévu que le changement climatique, la montée des océans et l’impantation d’une série de centrales hydroélectriques dans les pays en amont (Chine, Laos, Cambodge…) feront baisser des deux tiers le débit du Mékong.

Concrètement, les localités en aval seront confrontées à la saison sèche très rude et à la remontée d’eaux salées. Ces dernières années, l’eau salée a pénétré jusqu’à 60-70 km à l’intérieur des terres, baissant la fertilité des sols. Si les pays riverains du Mékong et les organisations internationales ne peuvent s’entendre sur des solutions efficaces pour défendre ce fleuve et lui assurer un développement durable, les populations du bas-Mékong et la sécurité vivrière mondiale seront sérieusement menacées.

Nguy Thi Khanh, directrice ajointe de l’Organisation vietnamienne chargée des fleuves, a souligné que les pays riverains, qu’ils soient en amont ou en aval, sont tous concernés. Ce forum a permis aux scientifiques et aux habitants locaux de mieux cerner l’influence des activités anthropiques irréfléchies sur le Mékong, son écosystème et ses ressources en eau.

Selon les scientifiques, le Vietnam figure dans la liste des pays qui seront les plus lourdement touchés par le changement climatique. Au moins 21 villes seront submergées par les eaux, partiellement ou entièrement, en raison de la montée des océans.

(Source : Vietnam +)

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Assistance de la BAD et de l’Australie pour le Vietnam


L’Australie et la Banque Asiatique de Développement (BAD) viennent de décider d’attribuer au Vietnam 1,3 million de dollars pour l’aider à faire face à l’impact du changement climatique dans le delta du Mékong.

Cette assistance permettra de financer un projet sur l’évaluation des risques et l’élaboration de plans d’actions pour que le delta du Mékong puisse s’adapter à la montée du niveau de la mer, ainsi qu’à l’augmentation et à l’aggravation des inondations, selon une annonce publiée mercredi par la BAD.

Doté d’un budget total de 1,63 millions de dollars, ce programme sera mis en oeuvre de janvier 2010 à avril 2011. Le gouvernement australien y versera 800.000 dollars, la BAD, 500.000 dollars. Le gouvernement vietnamien prendra le solde à sa charge.

Selon la BAD, le Vietnam se trouve parmi les pays les plus menacés par le changement climatique. Le delta du Mékong, son principal “grenier de riz”, où vivent 17 millions de personnes, est la région du pays la plus vulnérable.

(Source : Vietnam +)

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Les riches deltas des fleuves Mékong et Rouge au Viêt Nam confrontés aux inondations dues aux changements climatiques


Bangkok/Hanoï, 15 décembre 2009 – À moins de s’y attaquer, le réchauffement de la planète aura de graves conséquences sur les deltas des fleuves Mékong et Rouge, deux importantes régions rizicoles et agricoles.

Le delta du fleuve Rouge, plus particulièrement dans la province de Quang Ninh, et le delta du Mékong sont des zones densément peuplées et abritent plus de 40 % des habitants du pays.

Ces deux régions se sont révélées être les plus vulnérables dans le rapport d’évaluation des changements climatiques au Viêt Nam. L’Institut de stratégies et politiques des ressources naturelles et de l’environnement et le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement ont rédigé ce rapport avec l’aide du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

« Ces deux deltas jouent un rôle important en ce qui a trait à l’économique du pays et aux moyens de subsistance des gens qui y vivent. Plus du tiers du delta du Mékong, où vivent 17 millions de personnes et où près de la moitié du riz du pays est cultivé, pourrait être submergé si le niveau de la mer s’élevait d’un mètre. Même pour un scénario de faible croissance des émissions, un cinquième du delta serait inondé », nous dit Young Woo Park, directeur pour la région Asie-Pacifique du PNUE.

Le Viêt Nam fait partie des pays qui seront les plus durement touchés par les changements climatiques. Au cours des 50 dernières années, ce pays a connu des augmentations de température de 0,05 à 0,20 oC par décennie. La distribution de la pluie a aussi changé : il y a davantage de précipitations sur les régions nord et moins au sud; de plus, le niveau de la mer a augmenté de 2 à 4 centimètres par décennie.

Les prévisions du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) indiquent que le Viêt Nam est l’un des douze pays qui seront les plus touchés par la montée du niveau de la mer. Une augmentation d’un mètre se soldera vraisemblablement par une perte de 12 pour cent des terres et touchera près de 17 millions de personnes. Une élévation de deux mètres causerait une perte de 16 pour cent des terres et pourrait coûter jusqu’à un tiers du PIB du Viêt Nam.

De plus, l’augmentation du niveau de la mer pourrait avoir d’autres impacts économiques importants le long du littoral :

- Les dépenses d’entretien, de réparation et d’exploitation des infrastructures existantes pourraient augmenter;

- Des modifications dans le ruissellement vers les grands cours d’eau qui alimentent des stations hydroélectriques perturberaient le mécanisme de régulation des eaux et donc la capacité électrique;

- L’inondation des basses terres nécessiterait une dépense accrue d’énergie pour actionner les pompes de drainage.

Le pays s’est doté de plusieurs stratégies d’atténuation et d’adaptation pour contrer le problème : utilisation efficace et économique de l’énergie, incluant l’énergie renouvelable, la protection des ressources forestières et l’introduction de nouvelles techniques et technologies agricoles.

Ces mesures incluent la conservation et la restauration de forêts existantes, la plantation de cinq millions d’hectares de forêts sur des terres marginales ou dégradées, la prévention d’incendies de forêt et du brûlage des résidus de récolte, le choix de riz hâtifs et à haut rendement, l’amélioration de la gestion de l’irrigation et du drainage des rizières, et la conception et mise en place de petites centrales ou de microcentrales hydroélectriques.

RENSEIGNEMENTS POUR LES MÉDIAS :

Le rapport peut être téléchargé à partir du site : www.roap.unep.org

 

Répercussions des changements climatiques sur le Viêt Nam

- Ressources en eau

Le Viêt Nam est situé en aval de deux importants fleuves internationaux : le Mékong, avec un ruissellement annuel de 505 milliards de mètres cubes d’eau et le fleuve Rouge, avec un ruissellement de 138 milliards de mètres cubes vers la mer de Chine méridional. À cause des changements climatiques, le ruissellement annuel du fleuve Rouge devrait être de 5,8 à 19,0 % plus important qu’actuellement; celui du Mékong, de 4,2 à 14,5 % plus important.

- Production de nourriture et agriculture

Environ 85 pour cent des habitants du delta du Mékong vivent d’agriculture. La montée notable du niveau de la mer le long du littoral vietnamien provoquera l’intrusion d’une forte salinité et des inondations d’eau salée dans le delta du Mékong. Plus du tiers du delta, où près de la moitié du riz du pays est cultivé, pourrait être submergé si le niveau de la mer s’élevait d’un mètre au cours des dix prochaines années. Même pour un scénario présentant une faible augmentation des émissions, l’eau envahirait un cinquième du delta. L’intrusion de sel due à l’élévation du niveau de la mer nuirait à d’importantes zones de culture dans les deltas du Mékong et du fleuve Rouge.

- Forêts

L’élévation du niveau de la mer entraînerait le déclin des forêts de palétuviers et perturberait les indigotiers et les forêts situées sur les terres sulfatées des provinces méridionales. Les limites des forêts vierges et secondaires seraient modifiées. L’intrusion de sel due à l’élévation du niveau de la mer nuirait à d’importantes zones de culture dans les deltas du Mékong et du fleuve Rouge.

- Pêcheries

L’augmentation de la température des eaux côtières accélèrerait la minéralisation et la décomposition organique et perturberait le système alimentaire des organismes vivants, tandis que la salinité détruirait l’habitat des espèces dulcicoles. La distribution des ressources de la pêche commerciale côtière du Viêt Nam pourrait se fragmenter à mesure que les poissons subtropicaux (à valeur commerciale élevée) se décimeraient ou disparaîtraient. La plupart des poissons qui se reproduisent dans les récifs de corail ne résisteraient pas, tandis que les poissons à faible valeur commerciale, excepté le thon, se multiplieraient.

- Santé

Un réchauffement du climat aurait un effet néfaste sur la santé humaine. Des conditions météorologiques extrêmes accroîtraient la chaleur, qui menacerait particulièrement les personnes âgées et celles qui souffrent de troubles cardiaques. Des changements climatiques exacerberaient plusieurs maladies infectieuses comme : la malaria, la filariose, la dengue, l’encéphalite japonaise, les infections à arbovirus (qui sont communes dans les régions tropicales humides) en facilitant la croissance et le développement de divers virus et insectes porteurs de ces maladies, entraînant ainsi une augmentation des patients et du taux de décès.

- Énergie et transport

La multiplication des typhons violents et l’élévation du niveau de la mer provoqueraient de graves dommages à l’infrastructure existante du secteur de l’énergie, aux plateformes de forage, aux réseaux de transport d’huile et de gaz vers la côte et aux réseaux de transmission et de distribution d’électricité. Des modifications dans le ruissellement vers les grands cours d’eau qui alimentent des stations hydroélectriques perturberaient le mécanisme de régulation des eaux et donc la capacité électrique. L’élévation du niveau de la mer entraînerait l’inondation des basses terres et une dépense accrue d’énergie pour actionner les pompes de drainage. Des températures élevées augmenteraient les coûts pour ventiler et climatiser les mines de charbon, ce qui générerait des dépenses supplémentaires de climatisation et une diminution de l’efficacité et de la productivité des centrales thermiques.

(Source : Programme des Nations Unies pour l’environnement)

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La tempête Mirinae a fait au moins 40 morts au Vietnam


Après avoir avoir fait plusieurs morts et disparus aux Philippines, le typhon Mirinae s’est transformé en tempête tropicale avant de toucher le Vietnam où l’on recense au moins 40 morts, 11 disparus et plusieurs dizaines de blessés, a annoncé un responsable du comité national des catastrophes naturelles.

Les provinces de Phu Yen, Binh Dinh et Gia Lai” (centre) sont les plus touchées par les fortes inondations provoquées la tempête. Au total, plus de 80.000 personnes ont été évacuées des provinces côtières avant l’arrivée de Mirinae. 

Selon les derniers bilans, le typhon a fait au moins 19 morts et trois disparus aux Philippines et 2 morts au Cambodge.

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