Hanoi envisage de délocaliser les établissements sanitaires surchargés et les établissements éducatifs d’une envergure de plus de 15.000 étudiants en banlieue.
Le Comité populaire de la ville de Hanoi vient de proposer un plan d’investissement en faveur du système d’établissements sanitaires et éducatifs.
L’objectif est de délocaliser les hôpitaux et écoles surchargés des 4 arrondissements intra-muros en périphérie.
Actuellement, la plupart des hôpitaux de niveau central se trouvent au centre de Hanoi mettant à mal les infrastructures urbaines et souffrant d’une surcharge chronique, la demande en termes de consultations et de traitements médicaux ne cessant de s’accroître. Le nombre de lits disponibles par habitant est insuffisant. Résultat, plusieurs hôpitaux subissent un taux de surcharge avoisinant les 200%.
Face à cette situation, le Comité populaire municipal envisage d’atteindre d’ici 2020 un taux de 20,5 lits pour 10.000 malades et de 25 lits pour 10.000 malades en 2030. La ville a pour objectif de construire 5 complexes sanitaires multifonctionnels aux standards internationaux dans les secteurs de Gia Lâm-Long Biên, Hoà Lac, Soc Son, Thuong Tin-Phu Xuyên et Son Tây. Une partie du fonds foncier sera réservée à la construction d’hôpitaux spécifiques de niveau central et municipal qui se trouvent actuellement dans la zone intra-muros.
Les hôpitaux de traitement des maladies contagieuses feront eux aussi l’objet de ce processus de délocalisation. L’hôpital K, celui de la tuberculose pulmonaire, l’institut ophtalmologique, l’hôpital d’endocrinologie…, posséderont leur propre filière en périphérie de la ville, sans compter la construction de polycliniques dans les arrondissements, districts et dans les villes-satellites de Soc Son, Son Tây, Hoà Lac, Xuân Mai, Mê Linh et de Dông Anh.
Pour le secteur éducatif, le processus de délocalisation des écoles surchargées sera réalisé sur 10 ans. Actuellement, un tiers des universités et IUT et 40% des étudiants du pays se trouvent dans les quartiers intra-muros de Hanoi, ce que les infrastructures urbaines ont du mal à supporter (embouteillages, entre autres). Ainsi, 26 universités et IUT doivent être déplacés. Le Comité populaire municipal propose de maintenir et d’embellir les écoles dont la superficie est supérieure ou égale à 6 ha, et de restaurer les écoles occupant de 2 à 6 ha. Les écoles couvrant moins de 2 ha pourront être reconverties en centres de recherches, de coopération internationale ou de formation post-universitaire de haute qualité. L’envergure de formation sera réduite afin d’atteindre les normes de 20 m2/étudiant. Les établissements autorisés à rester là où ils sont doivent néanmoins construire une partie de leurs filières dans les villes-satellites, toujours dans l’optique de décongestionner les arrondissements intra-muros de Hanoi… Une fois le processus approuvé par le Premier ministre, le Comité populaire de Hanoi élaborera un mécanisme et des politiques pour le concrétiser. Les politiques privilégiées seront réservées au fonds foncier, au financement, aux formalités afin de s’assurer de la bonne marche de ce projet ambitieux. Les formalités administratives seront simplifiées au maximum au service des préparatifs d’investissement, des assistances dans la réquisition des terrains et de la construction des bâtiments.
Ainsi, les hôpitaux en surcharge comme Bach Mai, Viêt Duc disposeront des antennes en banlieue.
(Source : Le courrier du Vietnam)