Le Vietnam et la Russie ont signé dimanche à Hanoï un accord pour la construction de la première centrale nucléaire du Vietnam, tandis que le Japon semble bien parti pour construire deux réacteurs dans ce pays.
La signature s’est déroulée en présence du président russe Dmitri Medvedev.
Le Premier ministre japonais Naoto Kan, également présent à Hanoï où vient de se dérouler le sommet d’Asie de l’Est, a par ailleurs annoncé dimanche avec son homologue vietnamien que les deux pays allaient construire deux réacteurs nucléaires.
“Le gouvernement vietnamien a choisi le Japon comme partenaire pour construire deux réacteurs nucléaires”, ont déclaré les Premier ministres vietnamien Nguyen Tan Dung et japonais Naoto Kan dans un communiqué. Ils espèrent signer l’accord définitif “aussi tôt que possible”.
Selon un responsable japonais, cette déclaration signifie que le Japon est quasi-certain de remporter le contrat pour ces deux réacteurs.
Concernant l’accord russo-vietnamien, Sergueï Kirienko, le chef de l’agence russe de l’énergie atomique Rosatom, sur place à Hanoï, n’a pas souhaité évaluer la valeur du contrat.
Un représentant de Rosatom avait déclaré la semaine dernière que la construction de cette centrale composée de deux réacteurs était estimée à plus de quatre milliards d’euros.
Le président russe a aussi rencontré les responsables vietnamiens, pour discuter du secteur de l’énergie au Vietnam, qui selon lui se développe “dans de nombreux domaines”.
“Dans toutes ces directions, la Russie aidera le Vietnam, qui est notre ami proche”, a déclaré M. Medvedev.
Le développement du nucléaire au Vietnam répond au boom économique qui s’accompagne d’une envolée de la demande en énergie. En 2009, la croissance s’est établie à plus de 5,30% au Vietnam, qui chiffre à 10% la hausse annuelle de ses besoins énergétiques.
Hanoï entend construire deux centrales de deux réacteurs de 1.000 mégawatts chacune et espère mettre en service dès 2020 au moins un des réacteurs. D’ici 20 ans, le pays souhaite avoir huit centrales nucléaires sur son sol.
De son côté, la Russie cherche à développer son marché de l’énergie nucléaire.
(Source : Voila)






